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Sernhac

Cet agréable village d’environ 1 800 âmes vous invite à découvrir son histoire, son patrimoine et ses activités.
Si vous aimez la douceur de vivre, les vieilles pierres, vous êtes au bon endroit. Invitez-vous, nous serons heureux de vous recevoir.
Sernhac se trouve en bordure de la départementale 986, à 4 km de Remoulins et du Pont du Gard, et à 20 km de Nimes.
Sa situation géographique lui a valu un attrait tout particulier à l’époque romaine, ce qui en fait un site historique par ses vestiges, notamment les « tunnels » de l’aqueduc.

La commune

Histoire

Etymologiquement Sernhac semble venir du mot latin « Saraceni » qui signifie « sarrasins ». L’orthographe du nom actuel de Sernhac s’est modifié au cours des siècles : Sarnacum , Sarnhaco, Sarhïaco, Sernihaco, Sarniaco, Saranhac, Sargnac et d’autres encore et enfin SERNHAC.

La fondation de Sernhac doit remonter aux premiers temps de l’occupation romaine. Peut-être faut-il la placer à l’époque de la construction de l’Aqueduc du Pont du Gard, qui passe en souterrain dans le haut du village. Il n’est pas impossible que les romains en aient fait alors, face à la citadelle de Théziers, un lieu de surveillance et de défense de la vallée du Gardon. Le passage par Sernhac de la voie romaine de Narbonne à Lyon rend la chose possible, et expliquerait l’origine des fortifications.

En 730, Charles Martel à la tête d’une armée de 80.000 hommes défie Abd el Rahman devant Tours. 375.000 Sarrasins furent tués, ainsi que leur chef Abd el Rahman. Retay un des 36 rois qui lui était associé, voulant venger cette perte prit Nîmes et se joignit à Mauronne (roi qui tenait Avignon). Charles Martel, ne leur donnant pas le temps de mettre en bataille, les met en fuite du côté de Nîmes distante d’environ 5 lieux. Charles Martel les poursuit jusqu’à la rivière du Gardon que les Sarrasins bordèrent de troupes du côté de Nîmes.

Les batailles eurent lieu à Sernhac, Montfrin, Meynes et Fournès. Charles Martel emporta glorieusement la bataille grâce à un cavalier de Montfrin qui lui indiqua où passer le rivière à gué. Ce fût le 1er Août 736, jour de la Transfiguration. Il fit donc construire 4 églises : à Meynes, à Montfrin, à Fournès et à Sernhac (ou plus exactement reconstruite car elle avait été détruite par les Sarrasins).

Au temps des fortifications, Sernhac était comme replié sur lui même. Les maisons étaient soudées, les unes aux autres, étroitement enserrées à leur tour par des murs élevés. Des ruelles étroites se glissaient parfois sous les porches ou les encorbellements. Les maisons aboutissaient péniblement à quelques rares portes. Une de ces portes au nom évocateur nous reste : « la Porte Sarrasine ».

La porte principale semble avoir été ce que l’on appelle « le Portail ». Elle s’ouvrait sur l’ancienne voie romaine qui depuis le plateau descendait en pente douce le long des collines en direction de Ste Colombe.

Ste Colombe était jadis un petit hameau édifié sur des villas romaines. Détruit à l’époque des invasions, le christianisme éleva sur ces ruines une chapelle dédiée à Ste Colombe (vierge et martyre du IV siècle). Cette chapelle existait encore en 1522. On y a trouvé des monnaies et poteries romaines. Sur ce lieu s’élève aujourd’hui la villa Ste Colombe.

1535 : Le roi François 1er passa à l’auberge du Cheval Blanc (aujourd’hui le domaine des Escaunes) en revenant de Toulouse et se rendant à St Privat chez le seigneur Jacques de Faret. Toute sa cour l’accompagnait : sa femme Eléonore d’Autriche (fille de Charles Quint, ses enfants, le maréchal de Montmorency, etc.).

1564 : Charles IX encore adolescent devait y séjourner toute une nuit dans son carrosse au milieu de la cour : La reine Catherine de Médicis, le Duc d’Anjou (futur Henri III) , Henri de Navarre (futur Henri IV) , le Cardinal de Bourbon, le cardinal de Lorraine, le Connétable de Montmorency, le Chancelier de l’Hôpital. On prétend que Michel de Notre Dame dit Nostradamus y séjourna aussi.

1629 : Louis XIII accompagné du cardinal de Richelieu passa à Sernhac pendant les guerres de religion. Après avoir imposé aux protestants le 29 juin la paix d’Alès, négociée à Bezouce avec les députés de Nîmes venus implorer la clémence royale, il fait son entrée dans Nîmes le 14 juillet, puis va à Montfrin pour prendre les eaux de la fontaine de Meynes.

1647 : Les Pénitents Noirs qui se réunissaient dans l’église depuis leur création en 1559, prirent une partie du cimetière et construisirent une chapelle adossée au mur septentrional, pour éviter de parler de leurs affaires dans l’église.

1733 : mise en place de la cloche moyenne à l’église.

1790 : la population s’élève à 1332 habitants.

1793 : l'église devient Temple de la Raison et la chapelle des Pénitents, lieu des séances de la Société Républicaine. 1829 : l’école des Sœurs de St Joseph des Vans est crée, rue de la Calade. 1860 : inauguration de la voie ferrée Lyon –Nîmes.

1861 : le 11 février érection sur la tour du clocher de la statue de bronze de Notre Dame (hauteur 3m, poids 3,5 t ).

1891 : la population de Sernhac n’est plus que de 959 habitants.

1902 : bénédiction de la plus grosse cloche de l’église.

1930 : le moulin à vent qui alimente le village en eau a fortement souffert de la tempête.

1950 : réalisation de l’arrêt Micheline sur la ligne reliant Le Teil à Nîmes.

1954 : réalisation de la place publique du Planet en démolissant des immeubles vétustes.

1959 : création du Marché aux fruits couvert.

Patrimoine

L'église Saint-Sauveur

C’est certainement l’édifice le plus ancien du village, du moins dans ses oeuvres essentielles.
Comme la plupart des anciennes églises selon la vieille ordonnance du Pape Sexte en 264, elle orientée vers l’orient.

église paroissiale sernhacUn large pan de mur déchiqueté se détache nettement au dessus de la toiture.

Ce mur formait le côté Ouest du bâtiment primitif et comprenait l’entrée principale, la partie inférieure de ce mur a disparu pour permettre un agrandissement de l’église, mais il reste la tour carrée qui s’élevait sur son côté gauche et dans laquelle monte en colimaçon l’escalier donnant sur le chemin de ronde qui domine l’église dans sa longueur pour aller rejoindre la vieille tour mi-circulaire élevé au-dessus de la petite abside en cul de four du sanctuaire.

L’ancienne église ne comprenait que la nef centrale, exclusion faite de l’ajour effectué semble-t-il au XIIeme siècle qui comporte l’entrée actuelle. Elle comprenait aussi également la chapelle de la vierge et de St Joseph, ces deux chapelles formant les 2 bras de la croix.

A remarquer que la partie supérieure de cette croix, le sanctuaire, est légèrement incliné vers le côté épître.

Nous retrouvons telle quelle l’église construite sur l’ordre de Charles Martel.
Il fit construire 4 églises : à Meynes, à Montfrin, à Fournès et à Sernhac (ou plus exactement reconstruite car elle avait été détruite par les sarrasins).

Charles Martel n’aurait fait que bâtir sur le même emplacement, en donnant toutefois à l’église nouvelle des proportions plus grandes et en lui incorporant comme une précieuse relique, les débris de l’ancien sanctuaire échappé à la tourmente sarrasine. Cela expliquerait peut-être la très nette reprise visible à 6 ou 7 mètre de hauteur sur la vieille tour, dans laquelle s’enchasse la petite abside du sanctuaire.

Après reconstruction l’église devait connaître encore au cours des siècles bien d’autres transformations.

La voûte primitive, du plus pur style ogival, fut abaissée de plusieurs mètres. La nef latérales, de construction relativement récente devaient parachever l’agrandissement de l’édifice.

L’église compte 6 autels, tous fait en marbre : Maître-Autels, Ste Vierge, St Joseph, St Antoine de Padou, Chapelle des Pénitents.

Les 2 rétables de l’autel de la Ste Vierge et St Joseph encadrent 2 grands tableaux, l’un évoquant l’Assomption de la Ste Vierge et portant au-dessus l’inscription « Je suis immaculée », l’autre nous montrant le Seigneur lui-même, entouré de ses anges glorifiant son père nourricier et nous disant « Allez à Joseph ».

Au dessus du Maître Autel se trouve un groupe en bois sculpté : Le Christ sur le Thabor en est le personnage principal. Il est entouré de ses prophètes : Moïse et Elie. A ses pieds, les heureux témoins de sa transfiguration, Pierre, Jacques et Jean.

Au fond de l’église surmontant le magnifique encadrement de marbre des Fonts Baptismaux, on voit un immense crucifix taillé dans le bois qui paraît remonter au XVIIIème siècle.

La chaire qui a plus de cent ans est due au talent et au labeur de 2 artisans de Sernhac Joseph et Germain Lardaret.

Les peintures : 8 médaillons placés au dessus du sanctuaire : 4 représentant les 4 évangélistes, 4 représentant les 4 anges déroulant un parchemin

Statues : St Sauveur, ND de Lourdes, St Joseph, St Michel, Ste Jeanne d’Arc, Ste Anne, Ste Thérèse, de l’enfant Jésus, St Pierre, St curé d’Ars, ST Antoine de Padoue, St Jean Baptiste, Notre Dame des prisonniers.

La Croix des Pénitents, appelée aussi : Croix Miraculeuse

Elle était placée dans la chapelle des pénitents au XIIIème siècle mais depuis est installée dans le sanctuaire.

Les cloches

Elles sont au nombre de 3.
La petite n’a pas de nom sur sa robe cette inscription «Fit nomem domini benedictum » MLCCCXXVIII
La cloche moyenne s’appelle Marguerite et porte l’inscription suivante : An de Grâce 1733
La grosse cloche porte de le nom de Marie, elle a été bénie en 1902. Le parrain était Ernest Desclozeaux.

Tunnels de l'aqueduc romain

Longs de 60 et 66 mètres, ces 2 tunnels revêtent un caractère unique et fort important pour la compréhension du travail des romains. Le conduit n’existe plus, mais restent les galeries creusées dans la falaise, et là est la qualité première de ces vestiges.

Les cheminées permettant la descente des hommes et la remonté des gravats, les coups de piolets, les trous pour les lampes à huile, les erreurs de direction.

Les hommes travaillaient à deux de front ; ce constat est perceptible d’après les impacts des coups de l’outil employé : un pic à manche de 1,20 m et à pointe unique de 0,40 m. Selon le coup de main différent, on a pu ainsi compter 9 équipes de travail.

Chaque équipe partait donc dos à dos depuis un des puits. A un certain endroit, le point de jonction de 2 équipes est tout à fait repérable. Dans le tunnel de la Perrotte, l’erreur de direction est flagrante.
Cette œuvre se situe au milieu du 1er siècle après Jésus Christ.

Outre la présence des tunnels de l’aqueduc romain, les falaises du vallon sont devenues carrières dès l’antiquité, puis ont servi à la construction de monuments romains à Nîmes. Au moyen Age, après avoir pillé la conduite romaine, l’homme a taillé encore la falaise, jusqu’à l’époque moderne. D’où cet aspect abrupt de la roche, comme coupée à vif.

Vallon d'Escaunes et Cantarelles

vallon d'escaunes sernhacCe lieu, maintenant réhabilité par la commune, devient le site « vert » de la commune.

Des sentiers vous font parcourir la garrigues en toute sécurité et en instruisant ses promeneurs par un arboretum de plantes méditerranéennes.

Vous découvrirez au fil de vos pas le travail des anciens : tunnels de la conduite romaine, capitelles, four à pain, …

La cave coopérative

1924 : les viticulteurs de Sernhac et de St Bonnet s’associent pour créer une cave coopérative viticole sur le territoire de Sernhac (115 adhérents)
1930 : construction de cuves au rez de chaussée, cuve à marc et distillerie (300 adhérents)
1932 : 1 217 617 kg de vendanges sont apportés à la cave
1953 : 189 sociétaires
1963 : la bascule, réparée et louée à la Mairie, servira au Marché aux fruits
Malheureusement en 2006 la cave coopérative s’arrête de fonctionner, peut-être renaîtra-t-elle sous une autre forme.

Les élus communautaires

Philippe Thoulouze

Membre du Bureau communautaire, délégué aux écoles numériques
Conseiller municipal de Sernhac


Infos pratiques

Mairie

M. le Maire : Bernard PIALOT

Coordonnées :

25 rue des Bourgades
30210 Sernhac

Tél. : 04 30 06 52 30 
Fax : 04 30 06 52 31

Horaires d'ouverture :

Ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h.

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