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Nîmes

Située à 704 kilomètres au Sud de Paris, la ville de Nîmes est le chef-lieu du département du Gard.
Dédiée à Nemausus, le dieu de l’eau, Nîmes fut l’une des cités les plus brillantes de la Gaule romaine.
Ville à la fois romaine, camarguaise, cévenole, languedocienne, provençale et hispanique, fief protestant depuis le XVIe siècle et centre de production de tissus à partir du XVIIe siècle, avec notamment la toile denim, Nîmes possède une culture et une histoire abondantes et reste une ville à forte identité.

La commune

Histoire et patrimoine

Ville austère et sans rivière, Nîmes n’en est pas moins née sous les auspices de l’eau ! Celle d’une source jaillissant des plateaux des Cévennes, qui incite des Celtes nomades, les Volques Arécomiques, à se sédentariser sur le site, six siècles avant Jésus-Christ.

Avec l’arrivée des Romains, la cité s’étoffe et se pare de grandioses monuments : le Temple de Diane, la Maison Carrée dédiée au culte de l’Empereur, sans oublier un amphithéâtre considéré aujourd’hui comme le mieux conservé du monde romain. Haut lieu de l’Aficion, place tauromachique réputée, Nîmes s’adonne régulièrement au culte du taureau, avec ou sans mise à mort, lors des ferias et autres événements qui scandent la vie de ses habitants tout au long de l’année.

Pour répondre aux besoins des populations et permettre l’alimentation en eau de l’ensemble des quartiers, véritable prouesse technique à l’époque, un aqueduc long de cinquante kilomètres est construit. Des remparts sont élevés. Probablement bâtie par les Celtes, puis renforcée au temps d’Auguste, la Tour Magne en constitue l’un des plus beaux vestiges. De ces enceintes subsitent la Porte d’Auguste qui marquait le kilomètre zéro de la route de Rome et la Porte de France ouvrant la voie domitienne sur l’Espagne.

La monnaie, frappée à Nîmes, célèbrait une victoire en Egypte de légionnaires de la colonie nîmoise : en 31 avant J-C, Octave défait à Actium la flotte d’Antoine et Cléopâtre et s’assure la mainmise sur l’empire : César Auguste est né. Cette monnaie est à l’origine des armoiries de la ville : un crocodile enchaîné à un palmier couronné de lauriers et qui symbolise l’Egypte vaincue. L’inscription « Col Nem », colonie nîmoise, laisse à penser que les légionnaires nîmois auraient reçu, en remerciement de leurs bons et loyaux services, les terres nîmoises.

Les conflits religieux ont fait de Nîmes l’une des plus importantes colonies protestantes de France. Au début du XVIe siècle, les idées de la Réforme se sont ici répandues comme une traînée de poudre ! Dans cette région de droit romain écrit, l’accès direct à la Bible, le livre-référent, prôné par la Réforme est immédiat. En 1537, deux réformés nîmois sont suppliciés. François 1er ordonne « d’extirper cette malheureuse secte luthérienne », mais sa sœur, Margueritte de Navarre, amie de Calvin, intercède pour donner à Nîmes une université dirigée par des érudits protestants. Sous le règne du nouveau roi, Henri II, Nîmes s’affirme comme la « petite Genève ». En 1567, des émeutiers protestants pillent les églises (dont la cathédrale Saint-Castor) et massacrent une centaine de catholiques. À partir de 1598, l’édit de Nantes assure la coexistence religieuse alors que les marchants les plus aisés sont principalement des huguenots.

À partir de 1620, les extrémismes refont surface, la cathédrale est de nouveau mise à sac. La révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685, replonge pour un siècle les Huguenots dans la clandestinité. Les premières assemblées de prières se tiennent hors de la ville, les Protestants français prennent le chemin de l’exil, les persécutions redoublent. En 1702, la guerre des Camisards éclate. Pendant deux ans, 2000 paysans cévenols tiennent tête aux soldats du Roi. Celui-ci négocie la reddition des insurgés en 1704. Puis s’ouvre une période de tolérance sanctionnée par un édit en 1787. La Révolution marquera d’une certaine façon la victoire des Protestants nîmois qui, sensibles au cartésianisme et à l’esprit des Lumières, ont patiemment enrichi la ville et lui ont donné l’esprit critique qui la caractérise.

Sous le règne de Louis XIV, les fabricants de tissu font la fortune de la ville. Le blue-jean, le pantalon des pionniers du Far-West en toile Denim, est né… à Nîmes ! Dés le Moyen Age, cette serge souple et résistante, est exporté dans toute l’Europe pour des utilisations multiples : voiles de navires, bâches, pantalons et uniformes pour les marins de Gênes. Vers 1870, Levi Strauss, un émigrant bavarois aux Etats-Unis, l’adapte à la dure vie des conquérants de l‘Ouest. De Nîmes à l’appellation Denim, de Gênes à Jeans, le blue-jean part à l’assaut du nouveau monde !

En 1745, l’ingénieur Jean-Baptiste Maréschal entreprend de grands travaux autour de la source fondatrice ; travaux qui aboutissent à l’une des plus belles promenades d’Europe avec l’aménagement des jardins de la Fontaine.

Au milieu du XIXe siècle, la construction de la ligne de chemin de fer reliant Nîmes à Montpellier déplace le centre de gravité de l’agglomération vers le Sud-Est. La large avenue Feuchères est construite pour relier la gare au centre. Sur l’Esplanade aménagée deux siècles plus tôt, une fontaine est inaugurée. James Pradier sculpte  une allégorie de la ville : une femme coiffée de la Maison Carrée trône au-dessus de quatre personnages symbolisant la source de Nemausus, celle de l’Eure qui alimentait la ville romaine, le Gardon et le Rhône.

La place d’Assas aménagée dans les années 80 par le plasticien Martial Raysse, a su elle aussi rendre un tribut à l’eau fondatrice. Car, moderne et antique toute à la fois, Nîmes fait figurer avec brio l’art et l’architecture de notre temps en son sein et marie audace novatrice et patrimoine. Une simple ballade dans le vieux Nîmes permet au promeneur de conjuguer passé et présent à chaque coin de rue … Le théâtre, le Musée des Beaux-Arts, Nemausus (ensemble de logements futuristes), et surtout Carré d’Art illustrent parfaitement ce partis-pris nîmois de rénover ou d’intégrer œuvres et constructions modernes dans un tissu urbain bimillénaire. Sir Norman Foster, Jean-Michel Wilmotte, Martial Raysse, Kisho Kurokawa, Jean Nouvel, Claude Viallat et bien d’autres artistes réputés ont su modeler la ville nouvelle en respectant sans dénaturer l’héritage du passé.

Aujourd’hui, la ville s’étend progressivement vers le Sud-Est. Très attachée à sa qualité de vie et à son environnement, cité touristique par excellence mais aussi universitaire, « nouvelle destination des entrepreneurs » et pôle national reconnu en matière de nouvelles technologies, Nîmes prépare son avenir avec sérénité au sein de la Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole.

Les arènes

Construit à la fin du premier siècle après J-C, l’amphithéâtre de Nîmes mesure environ 133 mètres de long et 101 mètres de larges. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, plus de 20 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs.
Aujourd’hui, les arènes se transforment régulièrement en une magnifique salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent régulièrement se produire. Elles constituent de même le cœur battant des ferias de Nîmes, où l’âme ibérique de la ville plane lors de corridas magnifiques réunissant des milliers aficionados venus du monde entier.

La Maison Carrée

Emblème de la Ville, construit au 1er siècle, ce temple dominait le forum de la ville antique.

Dédiée à Caius et Lucius césar, petits-fils et fils adoptifs de l’Empereur Auguste, la Maison Carrée est le seul temple du monde antique complètement conservé.

Carré d’Art

Face à la Maison Carrée, conçu par le célèbre architecte Sir Norman Foster, le Carré d’Art regroupe une bibliothèque de plusieurs milliers d’ouvrages, une bibliothèque sonore, une médiathèque et un musée d’art contemporain. La collection réunie comprend près de 370 œuvres et offre un panorama de la création contemporaine des années soixante à nos jours. Tél. : 04 66 76 35 35

Les Jardins de la Fontaine

Aménagés au XVIIIe siècle, ils constituent l’un des premiers jardins publics d’Europe. Respectant le plan du sanctuaire antique autour de la source fondatrice de la ville, J-P Maréschal et G. Dardailhon ont dessiné un jardin à la française des plus remarquables où sont actuellement rassemblées de nombreuses espèces méditerranéennes.
Dans sa partie basse, se dresse le temple de Diane. C’est le monument le plus énigmatique de Nîmes. Certainement associé au sanctuaire impérial, sa fonction exacte reste encore inconnue.

La Tour Magne

Elle domine les jardins. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine se composait de 3 niveaux au-dessus d’un soubassement.
Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle s’élève à une hauteur d’environ 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. Par beau temps, elle constitue un magnifique point de vue permettant d’apercevoir le Mont Ventoux, les Alpilles, la plaine du Vistre, sans oublier la garrigue avoisinante

Le Castellum

Ce bassin de distribution d’eau arrivant d’Uzès via le remarquable Pont du Gard est unique. De ce bassin circulaire (5,90 mètres de diamètre – 1,40 mètre de profondeur) taillé dans le roc, des canalisations en plomb acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique.

Le Musée des Beaux-Arts

Construit en 1907, il a été réaménagé en 1986-1987 par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.  Le musée abrite, outre de nombreuses peintures françaises, flamandes et hollandaises, des œuvres italiennes des XVI et XVIIe siècles, et une collection remarquable de peintures françaises des XVIIIe et XIXe siècles.
Tél. : 04 66 76 71 82

Le Musée du Vieux Nîmes 

Il est installé dans l’ancien palais épiscopal qui date de la fin du XVIIe siècle.

Les collections offrent au visiteur un voyage dans le temps et présentent la vie à Nîmes depuis la fin du Moyen Age. Tél. : 04 66 76 73 70


Le Musée des Cultures Taurines 

Inauguré en mai 2002, ce lieu unique en France permet de découvrir une culture vivante qui perdure depuis l’Antiquité autour du culte du taureau, et offre un véritable panel des traditions régionales et internationales.
Tél. : 04 66 36 83 77

Le Musée archéologique

Installé dans un ancien collège des Jésuites, il présente des collections de l’âge de fer à l’époque gallo-romaine. Céramiques sigillées, vaisselles en bronze, parures, objets artisanaux, collections d’inscriptions latines et verreries romaines.
Tél. : 04 66 76 74 80

Le Museum d’histoires naturelles

Créé en 1892, il abrite des collections relevant des domaines des sciences de la nature et des sciences de l’Homme.
Tél. : 04 66 76 73 45

La Chapelle des Jésuites

Datant du XVIIe siècle et classée au titre des monuments historiques, elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires et des manifestations culturelles.

Equipements culturels et sportifs

  • Stade nautique Nemausa

 piscine nemausa nimes

   

   



  • Théâtres et salles de spectacles (Paloma Scène des Musiques Actuelles)

paloma nimes

   

   

   

   

  • Cinémas
  • Sociétés savantes, culturelles, religieuses
  • Bibliothèques et médiathèques
  • Galeries, salles d'expositions

Festivités

  • Festival de la biographie : chaque année en janvier
  • Tournoi européen de tir à l'arc : chaque année fin janvier.
  • Épreuves de la Coupe du monde d'escrime : chaque année.
  • Festival des auteurs psy : chaque année en mars.
  • Salon européen de la BD : chaque année en mai.
  • Les journées méditerranéennes des saveurs
  • La semaine du Développement Durable
  • Le Temps des Jardins, festival culturel et musical : chaque année en juin
  • Salon du livre d'artiste : chaque année en juin
  • Les jeudis de Nîmes : tout l'été de chaque année, marchés ouverts en plein air durant la soirée
  • L'Université Occitane d'Été : chaque année au mois de juillet, les associations M.A.R.P.OC. (Maison pour l'Animation et la Recherche Populaire OCcitane) et I.E.O. 30 (Institut d'Estudis Occitans) organisent une semaine de conférences, de colloques et de spectacles dont le thème central est l'Occitanie
  • Festival de Nîmes : festival de musique où se retrouvent de nombreux groupes et artistes d'envergure internationale, en juillet de chaque année. Le festival a vu défiler Stevie Wonder, Muse, Jamiroquai, Mika, Metallica, Radiohead, David Guetta, Téléphone...
  • Festival Flamenco : organisé par le Théâtre de Nîmes chaque année en janvier
  • L'Expérience Japonaise – Biennale : tous les deux ans depuis 2007, états de la création contemporaine au Japon, organisé par le Théâtre de Nîmes
  • L'exposition annuelle du musée archéologique de Nîmes
  • ARTéNIM : Foire d'Art contemporain, chaque année en fin septembre
  • Nimagine : salon de l'artisanat, pendant huit jours à la mi-novembre de chaque année
  • Salon des Antiquaires : première quinzaine de décembre, chaque année, un des plus importants du sud de la France. Incontournable pour la qualité remarquable de ses meubles régionaux à la charnière de la Provence et du Languedoc
  • Festival Tout Simplement Hip-Hop : chaque année au mois d'octobre, concerts rap, battles hip-hop, live graffiti
  • This is not a love song : Indie music festival en juin
  • Les Crins blancs de Noël

Archives communales

Cliquez sur le visuel ci-dessous pour accéder aux archives de Nîmes :

         Les armoiries

De gueules au palmier de sinople posé sur une terrasse du même. Au crocodile passant et contourné, aussi de sinople, attaché avec une chaîne d'or au tronc du palmier. À la couronne florale d'or, liée d'un ruban du même, accrochée à une palme, en chef de l'écu à dextre. À l'inscription d'or en lettres latines COL à la dextre du tronc et NEM à senestre

5 @ et la mention innovation pour la Ville de Nîmes

Dans le cadre de la quinzième édition du Label Ville Internet, la Ville de Nîmes a été récompensée par un 5ème @ (note maximale) et décroche également la mention innovation pour sa mise en œuvre d'une politique dynamique de modernisation de l'Administration au service de l'usager, notamment via les "services publics numériques".