en chiffres

Combien de micro-forêts sur Nîmes Métropole ?

  • 14 micro-forêts seront plantées de 2021 à 2023.
  • 4 sont déjà en place ; 4 autres en préparation.
  • Une première vague de plantations qui pourrait se poursuivre selon les premiers résultats obtenus.
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Micro-forêts

L’Agglo plante des micro-forêts en partenariat avec les entreprises du territoire

Le diagnostic du Plan climat air énergie territorial (PCAET) démontre qu'en complément des actions d'atténuation du changement climatique (tel que la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), Nîmes Métropole se doit d’agir sur la séquestration carbone. L’objectif ? Augmenter notre capacité de séquestration du carbone sur notre territoire pour empêcher la libération des GES dans l'atmosphère.

Comment ça marche ?
Une partie des GES naturellement émis par l’homme est séquestrée dans les océans, les sols, les couverts végétaux (biomasse) et produits en bois issus de cette biomasse. C’est ce que l’on nomme, les « puits carbone » ou le phénomène de "séquestration carbone". https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9questration_du_dioxyde_de_carbone

L’enjeu est donc double :

  • ne pas libérer ces stocks de carbone pour ne pas accentuer le dérèglement climatique
  • mener des actions pour augmenter ce stock de carbone, c’est-à-dire augmenter la quantité de carbone séquestrée dans le couvert végétal et donc dans les sols. Ex : modifier le couvert végétal ou agir sur les pratiques culturelles, végétaliser des espaces imperméables...

Pour satisfaire à ces enjeux, Nîmes Métropole a mis en place le projet "Réseau puits carbone" visant à implanter des micro-forêts urbaines sur l'agglomération.
Cette action présente également d'autres bénéfices environnementaux que sont la préservation de la biodiversité, l’enrichissement des sols, la création d'ilots de fraîcheur, la stabilité des sols en cas d'inondation... et permet aussi d'améliorer le cadre de vie de ses habitants. 


Des entreprises parties prenantes pour satisfaire à ces enjeux environnementaux
Ces micro-forêts sont plantées en partenariat avec les entreprises, associations, institutions de notre territoire. Elles sont plantées dans l’enceinte de ces structures ou sur des actiparcs d'intérêt communautaire.

Une convention entre la structure partenaire et Nîmes Métropole permet de formaliser ce projet commun. Nîmes Métropole prend en charge l'implantation de la micro-forêt et son entretien pendant 3 ans, jusqu'à ce que cette dernière puisse être autonome. Ensuite, le partenaire devient responsable de sa micro-forêt et de son entretien.

Mais le partenariat ne s'arrête pas là puisque à travers cette action, l'Agglo a souhaité impliquer les acteurs sociaux-économiques du territoire sur l’urgence du changement climatique et la préservation de la biodiversité. Le partenaire est ainsi invité à prendre en compte ces enjeux dans ses activités et à sensibiliser son personnel. C’est dans cette optique que Nîmes Métropole propose, aux salariés de ces structures, un atelier "Fresque du climat" et un chantier participatif sur 2 jours pour planter la micro-forêt. Les partenaires sont aussi invités à candidater aux dispositifs portés par l'Office français de la biodiversité (OFB) "Entreprise ou Partenaire engagé pour la nature". La plantation de 14 micro-forêts est ainsi programmées d’ici 2023.

Qu'est-ce qu'une micro-forêt ?

On parle généralement de micro-forêts urbaines car elles sont implantées en milieu urbain, sur des espaces divers (friches, parkings, pelouses, ...) et sur une petite surface, de minimum 100m2.

Le concept de micro-forêt a été inventé dans les années 1970 par le Pr. Akira Miyawaki, botaniste Japonais expert en écologie rétrospective. Son objectif était alors de développer une méthode de reforestation. Cette méthode, qu’il a testée et affinée dans le monde entier, porte désormais son nom : la méthode Miyawaki.

Il s’agit d’une plantation dense sur un sol riche avec des essences locales et rustiques. La forte densité de plantation (3 à 7 plants par m2)  permet de générer une compétition positive entre les différentes espèces, favorisant ainsi une course vers la lumière et donc leur croissance. Cette méthode permet de créer plus rapidement un écosystème complexe et diversifié équivalent à une forêt traditionnelle sur une toute petite surface. En ce sens, cette méthode se trouve parfaitement adaptée au milieu urbain. La micro-forêt va ainsi pouvoir accueillir, en milieu urbanisé, une biodiversité riche et ainsi participer à sa préservation.

Pourquoi planter une micro-forêt ?

La plantation d’une micro-forêt offre plusieurs avantages :

  • Elle aide à l’infiltration de l’eau de ruissellement dans les sols. Cela permet d’éviter les inondations, de décharger plus efficacement et rapidement les nappes phréatiques et d’éviter l’érosion des sols.
  • Elle joue le rôle de puits carbone. Grâce à la photosynthèse, les végétaux et en particulier les arbres, absorbent le dioxyde de carbone et libèrent également beaucoup d’oxygène.
  • Elle est également un très bon régulateur de températures, permettant ainsi d’abaisser la température d’1°C en moyenne, dans un rayon de 100 m. Elle peut ainsi servir d'ilot de fraîcheur en cas de canicule. 
  • Elle pousse rapidement, d’environ un mètre chaque année. Ce qui lui permet d’être autonome au bout de deux à trois ans. Mais cela permet aussi de créer un brise-vent, brise-vue ou encore une barrière acoustique naturelle, selon son lieu d'implantation.
  • Elles génère une abondance de ressources comestibles ce qui est favorable à l'installation d'une biodiversité.
  • Nécessitant peu d’eau, elle est particulièrement adaptée au climat méditerranéen.
  • Demandant peu d’entretien, il est facile d’en déployer. Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nantes, sont quelque unes des villes qui ont aussi commencé à utiliser cette méthode.
     

Quelles caractéristiques pour les micro-forêts de l'agglo ?

Nîmes Métropole a choisi de déployer ces micro-forêts avec l'appui de l'association "Soignons la terre, soignons les hommes" qui mène des actions de sensibilisation à l'environnement, des projets divers paysagers (micro-forêt, mare, etc.) en plus du fonctionnement de leur microferme participative installée sur la commune de Clarensac. 

Caractéristiques principales

Sur 100 m2, 400 végétaux de 28 espèces différentes sont plantées. Ce qui a pour objectif de favoriser la complémentarité et d’éviter la propagation des maladies. Plusieurs strates de végétation (arbres, arbustes et vivaces) sont plantées, contribuant ainsi à accueillir une faune diversifiée.

Les plants choisis sont locaux, adaptés au climat local et jeunes afin de faciliter leur enracinement. Le but est de favoriser la résilience face au changement climatique. Les premières micro-forêts ont été plantées avec des espèces adaptées aux sols secs mais deux nouvelles listes d'espèces sont en préparation pour planter en zone humide et en milieu ombragé. Il est important de veiller à ce que la végétation soit en cohérence avec le paysage environnant et la végétation déjà existante.

Les micro-forêts sont implantées en milieu urbain, sur des sols enherbés ou imperméables (une désimperméabilisation préalable est alors nécessaire). Cela permet d’avoir un gain en matière de séquestration carbone au niveau des sols et de la végétation et de ne surtout pas détruire une biodiversité riche qui serait déjà en place.

Un processus en 4 temps

La plantation des micros-forêts se fait en 4 étapes principales :

  1. Analyse du terrain : pour vérifier l’implantation des réseaux, identifier la végétation présente et vérifier que la surface du site est suffisante.
  2. Préparation du terrain : décompactage du terrain sur trente à cinquante centimètres de profondeur avant d’y incorporer un amendement (compost) pour enrichir le sol.
  3. Plantation des végétaux de manière aléatoire (espèces prises au hasard parmi les 28) : tout en choisissant à chaque fois la présence des 3 strates pour 1 m².
  4. Dépôt de broyat de végétaux: pour créer de l'humidité et ainsi réduire les besoins en eau tout en évitant la pousse de "mauvaises herbes" et apporter du carbone et des nutriments au sol ; et délimitation du site de la micro-forêt avec des ganivelles.

Un arrosage et un désherbage seront effectués pendant 3 ans jusqu'à ce que la micro-forêt devienne autonome.

Ces micro-forêts devraient ainsi devenir de véritables réservoirs de la biodiversité que l'on pourra voir évoluer mais qui n'auront pas vocation à être visitées par les hommes. On laissera la nature tranquille, s'autogérer.

Notons que la compétition entre les espèces entraîne la perte de plants ce qui n'est habituellement pas recherché dans les méthodes de plantation habituelles.

Nîmes Métropole et son partenaire « Soignons la terre, soignons les hommes », assureront un suivi de l'évolution de ces plantations (taux de perte de plants, certaines micro-forêts poussent-elles mieux que d'autres et pourquoi ?, maladies, etc.). Un suivi écologique sera également assuré pour en savoir plus sur le développement de la biodiversité. 

Rendez-vous dans 1 an pour les premières informations !

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