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L'Agglo s'agrandit

  
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QUATRE NOUVELLES COMMUNES VIENNENT AGRANDIR LE PERIMETRE DE NIMES METROPOLE
DEPUIS LE DEBUT D'ANNEE 2009
Jean-Paul FOURNIER, Sénateur du Gard, Président de Nîmes Métropole, Maire de Nîmes :
"A Nîmes Métropole on ne ferme pas les portes" 

Sainte-Anastasie, Dions, Saint-Chaptes et Sernhac ont enclenché une procédure pour intégrer l’Agglo. Pour les trois premières communes citées, l’intégration s'est effectuée depuis  le 1er janvier 2009. Sernhac a pris  le train en route le 1er Avril 2009.
Ces quatre nouvelles entrées dans le périmètre de l'Agglomération portent le nombre de communes membres à 27.

 Comment se déroule la procédure d’entrée à Nîmes Métropole ?

Tout d’abord, la commune fait part de son souhait de rejoindre la Communauté d’Agglomération en portant la question à l’ordre du jour de son Conseil Municipal. Une procédure qui a déjà été menée et approuvée par les quatre communes intéressées. Ensuite, le Conseil Communautaire se prononce. En l’occurrence par la positive, au mois d’octobre dernier.

Ensuite, le Président de la Communauté d’Agglomération, Jean-Paul Fournier demande aux communes déjà adhérentes (soit 23) de faire délibérer leur Conseil Municipal. L’assemblée communale a 3 mois pour se prononcer. Au final, il faut recueillir l’approbation des deux tiers des communes interrogées représentant la moitié de la population, ou l’inverse (à savoir les deux tiers de la population représentant la moitié des communes) pour que les villages frappant à la porte de l’Agglo soient « intégrés ». C’est le Préfet qui a le dernier mot ; il signe l’arrêté après avoir constaté le vote des deux tiers.

Si cette procédure est valable pour Sainte-Anastasie, Dions et Saint-Chaptes (qui n’appartenaient pas déjà à une Communauté de Communes), le problème est différent pour Sernhac qui appartient déjà à une Communauté de Communes (celle du Pont du Gard), et doit donc la quitter.

Là, parallèlement à la procédure précitée, le Préfet doit convoquer la Commission Départementale de Coopération Intercommunale. Dans les deux mois qui suivent sa saisine, elle doit rendre son avis (consultatif) sur la sortie ou non de la commune de sa Communauté d’origine. Pour Sernhac, la procédure est donc un peu plus complexe, et délicate.

 

 Où en est-on ?

Les Conseils Municipaux des quatre communes qui souhaitent rejoindre l’Agglo ont voté positivement. Le 17 juillet dernier, les élus de Nîmes Métropole ont approuvé l’entrée de Sernhac et de Sainte-Anastasie, puis, le 9 octobre, celle de Dions et de Saint-Chaptes.

 Pourquoi ces nouvelles adhésions ?

« A Nîmes Métropole, on ne ferme pas les portes » a souvent répété son Président Jean-Paul Fournier. Outre l’intérêt que les communes trouvent à rejoindre l’Agglo (lire les propos des maires ci-contre), ces nouvelles adhésions témoignent de la forte attractivité de Nîmes Métropole. Contrairement à d’autres Communautés de Communes du département, il n’y a pas de fiscalité additionnelle à Nîmes Métropole. De plus, la dynamique de projets portée par l’Agglo depuis sa naissance en 2002, tant en matière de développement économique, de transport, de culture et autres, fait aujourd’hui de cette collectivité un acteur majeur du développement durable de ce territoire, et au-delà.

Pour Nîmes Métropole, l’arrivée des trois communes situées au nord de Nîmes permettrait « d’arrondir » sa géographie en rééquilibrant le territoire autour de sa ville centre. Une géographie plus cohérente alors que La Calmette se trouve quelque peu « esseulée » dans ce secteur.

Et puis, avec l’entrée de Sainte-Anastasie, ce serait une bonne partie des Gorges du Gardon qui rejoindrait le territoire de l’Agglo, ce qui est loin d’être négligeable à l’heure de la mise en place d’une politique environnementale ambitieuse.

INTERVIEWS

 

 Jean-Claude Mazaudier, Maire de Saint-Chaptes, 1520 habitants : 
« Seul, on gère sa commune… pauvrement »

Dès 2001, on a essayé de créer une Communauté avec d’autres communes du secteur qui se trouvaient seules comme nous. Cela n’a pas abouti. Nous nous sommes aussi naturellement tournés vers l’Uzège. Par deux fois, dont la dernière cette année, le maire d’Uzès nous a fermé la porte. Début mai, j’ai rencontré, avec d’autres maires, Jean-Paul Fournier qui nous a invités à rejoindre l’Agglo. Au départ, il est vrai que nous avions peur d’être absorbés par Nîmes, si bien qu’on ne voulait pas y aller. Mais je crois surtout qu’on n’avait pas assez étudié la question. Aujourd’hui, nous souhaitons entrer dans l’Agglo au 1er janvier 2009 ; notre Conseil Municipal a ratifié le 10 septembre dernier, par 15 voix pour et 4 voix contre, notre rattachement à Nîmes Métropole. Certes on peut gérer sa commune en restant seul. Mais on la gère pauvrement…

Nous allons pouvoir bénéficier des transports mis en place par l’Agglo, de la navette inter-villages notamment. Aujourd’hui, nos jeunes doivent prendre un car de Saint-Chaptes à La Calmette qui coûte trois fois plus cher que le trajet La Calmette-Nîmes (lequel trajet se fait grâce à la navette pour 1 €). Nous sommes aussi intéressés par le volet culturel et sportif. Aujourd’hui, les enfants de l’école vont à la piscine à plusieurs kilomètres, ce qui nous coûte cher. Nous espérons aussi bénéficier d’une aide administrative et juridique de la part des techniciens de Nîmes Métropole. C’est devenu compliqué pour nous, maires de petites communes, de gérer des dossiers administratifs de plus en plus complexes. Or, nous n’avons pas les moyens d’avoir le personnel formé pour y répondre.
Cela dit, nous sommes attachés à notre ruralité, tout comme à notre indépendance.

  Claude Vian, Maire de Sainte-Anastasie, 1546 habitants :
 « Le poumon vert de Nîmes » 

Il est vrai que dans un premier temps, nous n’avons pas souhaité rejoindre Nîmes Métropole. Nous penchions naturellement vers l’Uzège, étant intégré au Scot et au Pays de l’Uzège. Mais face au double refus du maire d’Uzès en 2003 puis 2008, on a bien du envisager les choses autrement. Après les élections municipales, les choses se sont donc précipitées et nous avons voté le 3 juillet en conseil municipal pour entrer dans l’Agglo (18 voix pour et 1 contre).

Notre rôle demain dans l’Agglo ? Nous nous voyons un peu comme le poumon vert de Nîmes. Notre commune couvre 4500 hectares, dont 3000 hectares de garrigues. J’ai pour ma part très envie que nous fassions quelque chose ensemble sur le plan environnemental, et qui s’intègre dans le cadre de l’Agenda 21 mais aussi de la préservation de notre caractère rural. Je pense que nous pouvons aussi aller plus loin en matière de développement touristique.

Il faut être honnête, nous espérons aussi une aide financière, notamment dans le cadre du problème de ruissellement que nous connaissons. Nous aurons besoin de Nîmes Métropole pour la construction d’un bassin de rétention. La venue ici de la navette inter-villages nous intéresse également.

Pour toutes ces raisons, nous avons souhaité intégrer Nîmes Métropole au plus tôt, à savoir dès le 1er janvier prochain.

  Charles Picolo, Maire de Dions, 567 habitants :
« L’avenir est aux agglos fortes »

Après les décisions des communes de Sainte-Anastasie et de Saint-Chaptes de rejoindre Nîmes Métropole, nous étions quelque peu cernés… La logique voulait donc que nous nous tournions vers Nîmes.

Pour ma part, je crois que l’avenir est aux Agglos fortes, et non aux petites structures. L’argent est et sera ici plus encore demain.

Début mai, nous avons commencé à discuter au sein du conseil et j’ai organisé à la veille du vote une réunion d’information. Notre rattachement à Nîmes Métropole s’est fait de justesse. Le 29 septembre dernier, le conseil municipal a voté par 7 voix pour, 5 voix contre et 3 abstentions. Les réticences venaient à mon sens de notre adhésion actuelle au Scot et au Pays de l’Uzège. Mais la porte étant fermée par Uzès, que pouvions-nous faire d’autre ? Il faut être réaliste.

C’est une bonne chose de savoir qu’un jeune de Dions pourra, demain, aller étudier à la fac de Nîmes ou de Montpellier en bénéficiant du forfait transport mis en place par l’Agglo.

Ce que l’on attend de l’Agglo ? De l’aide, des services. Aujourd’hui, les petites communes se sentent vraiment seules. On a besoin d’être entourées. Pour beaucoup, Nîmes c’est l’ogre. Il y a encore beaucoup de peurs. Mais avec le temps, ces peurs se dissiperont. Nous demandons à intégrer l’Agglo au 1er janvier 2009. Pourquoi attendre ?

  Michel Paulin, Maire de Sernhac, 1800 habitants :
 « Conforter notre lien avec Nîmes »

La population de notre village est tournée soit vers Nîmes soit vers Avignon. Aussi, aller dans l’Agglo de Nîmes ne ferait que conforter un lien déjà existant avec ce bassin de vie et d’emploi.

Rejoindre Nîmes Métropole ? Cela faisait un an que l’on y pensait. Mais on en a vraiment discuté après les élections. On a présenté une délibération au Conseil municipal, qui l’a approuvée à l’unanimité.

Les compétences de l’Agglo sont en parfaite harmonie avec nos projets communaux.

Nous portons depuis des années un projet de ZAC de 20 hectares, porteur d’une centaine d’emplois. Nous pensons que le dynamisme de Nîmes Métropole pourra nous aider à faire naître enfin ce projet.

Les gens du village vont voir la différence au quotidien, grâce au passage de la navette inter-villages qui va nous relier à Nîmes comme à l’ensemble du territoire. Je pense aussi aux éléments structurants pour nos enfants, comme Nemausa. Enfin, la commune de Sernhac fait partie du même Syndicat intercommunal de collecte d’ordures ménagères que 7 autres communes de Nîmes Métropole. Cette adhésion est pour nous évidente et naturelle. Nous avons aussi des atouts à valoriser sur le plan du développement touristique (et donc économique), avec nos aqueducs et le Pont du Gard, situé à 4 kms de Sernhac.



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